"Nous ne réformons pas l'économie, nous sculptons la libération de l'être."
Chaque homme possède une force vitale qui cherche à s'affirmer. La misère est une passion triste qui diminue cette force.
L'homme-chameau porte les fardeaux du labeur. L'homme-enfant crée par le jeu.
La politique et l'art exigent du temps libéré du travail servile.
Passer du cycle biologique de la survie à la permanence de l'œuvre humaine.
Loin d'être une simple théorie de bibliothèque, sa philosophie est une boîte à outils conçue pour comprendre le monde afin de le transformer.[cite: 1]
Avant Marx, les philosophes (comme Hegel) pensaient que l'Histoire était guidée par l'évolution des idées, de la religion ou de la morale[cite: 1]. Marx prend le contre-pied total : ce sont les conditions matérielles (ce que l'on produit, comment on le produit et comment on se le répartit) qui déterminent les idées d'une époque[cite: 1].
La clé de voûte : Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience[cite: 1]. Si le grand patronat contrôle l'infrastructure (les usines), il façonne la superstructure (les lois et l'idéologie) pour maintenir sa domination[cite: 1].
Pour Marx, le monde n'est pas figé ; il est en mouvement perpétuel[cite: 1]. Ce mouvement est dicté par la dialectique, c'est-à-dire le choc des contradictions internes à la société[cite: 1].
Chaque système porte en lui les germes de sa propre destruction[cite: 1]. Le féodalisme a donné naissance à la bourgeoisie commerciale qui l'a renversé en 1789[cite: 1]. À son tour, le capitalisme a créé sa propre contradiction : le prolétariat, une classe ouvrière massive qu'il exploite mais dont il a viscéralement besoin pour générer du profit[cite: 1]. En se développant, le capitalisme crée lui-même, selon la formule de Marx, « ses propres fossoyeurs »[cite: 1].
C'est la conclusion logique des deux premiers points, résumée dès les premières lignes du Manifeste du Parti Communiste :[cite: 1]
Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon... et aujourd'hui, bourgeois (grand patronat) et prolétaire (travailleur)[cite: 1]. La philosophie de Marx démontre que l'État n'est pas un arbitre neutre : c'est un instrument d'oppression utilisé par la classe dominante pour maintenir son pouvoir et contenir la révolte de la classe exploitée[cite: 1].
Dans le système capitaliste, le travail n'est plus une activité d'accomplissement ou de création, mais une torture[cite: 1]. Le travailleur est aliéné (rendu étranger à lui-même) de trois manières :[cite: 1]
Pour que les travailleurs acceptent cette situation sans se révolter au quotidien, la classe dominante utilise la superstructure[cite: 1]. L'idéologie dominante est toujours l'idéologie de la classe au pouvoir (qui fait croire que la propriété privée est "naturelle" ou "juste")[cite: 1].
C'est là qu'intervient la célèbre formule sur la religion, souvent mal comprise : elle est « l'opium du peuple »[cite: 1]. Marx ne dit pas cela pour insulter les croyants, mais pour expliquer sa fonction sociale : la religion agit comme un analgésique, un calmant qui promet un bonheur dans l'au-delà pour faire accepter la misère de l'ici-bas[cite: 1]. Elle détourne le regard de la lutte réelle[cite: 1].
Toute la philosophie de Marx refuse le simple débat intellectuel[cite: 1]. Elle est tendue vers l'action[cite: 1]. Sa pensée culmine dans sa célèbre 11ème Thèse sur Feuerbach :[cite: 1]
« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières ; ce qui importe, c'est de le changer. »[cite: 1]
Pour Marx, la vérité d'une philosophie se prouve sur le terrain, dans la grève, dans l'organisation collective et dans la construction d'une société sans classes, où l'exploitation de l'homme par l'homme aura enfin disparu[cite: 1].
En physique, le frottement produit de la chaleur inutile. En société, la pauvreté est ce frottement. En automatisant la production 24/7 et en distribuant le revenu de base, nous rendons l'humanité Supraconductrice.